Paris, Académie Royale des Inscriptions et Belles-Lettres, Le 27 septembre 1822

Monsieur,

 

« Je dois aux bontés dont vous m’honorez l’indulgent intérêt que l’Académie royale des Inscriptions et Belles-Lettres a bien voulu accorder à mes travaux sur les écritures égyptiennes, en me permettant de lui soumettre mes deux mémoires sur l’écriture hiératique ou sacerdotale, et sur l’écriture démotique ou populaire ».

La découverte de la pierre de Rosette 

Tout commence en juillet 1798, lors de la campagne de Napoléon Bonaparte en Egypte. 

 

Un détachement du Génie a été envoyé à Rachid, dans le delta du Nil, une ville plus connue depuis les croisades en Occident sous le nom de Rosette, pour fortifier son vieux château.

Le 19 juillet 1799, les travaux de terrassement s’arrêtent, sur ordre du lieutenant polytechnicien Pierre Bouchard. 

Une immense stèle noire, haute de 112 cm, large de 75 cm, épaisse de 28 cm et d’un poids de 762 kilos, vient d’être mise au jour.

Elle est couverte d’inscriptions, en trois écritures, dont le grec.

 

Stèle

 

Désignation  Cippe funéraire de Psemminis
Cippe funéraire de Psemminis

Parfois nommée cippe ou borne, c’est un monument monolithe vertical

souvent dit « pierre dressée ».

 

 

Généralement plate, elle porte des inscriptions de nature commémorative, funéraire, ou religieuse, sous forme de gravures-sculptures ou de peintures.

L’écriture hiéroglyphique établit une corrélation étroite entre la forme du contenant et le message écrit, le contenu.

Chaque stèle contient un message textuel gravé (contenu) renforcé par la forme de l’objet (contenant : la stèle qui a la forme d’une porte, ouvre la voie vers le message délivré)

 

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