Une Enluminure du futur

 

En s’inspirant des documents, et d’une typologie personnelle (images de films, Bd de science fiction, manga , jeux vidéo  etc.), concevoir une page d’enluminure fantastique (respectant les codes de l’enluminure du moyen-âge : écriture gothique, dorures etc.), mais qui propose un sujet tout droit sorti du futur.

Réalise une page d’ « enluminure futuriste », dont la technique s’apparentera à la technique médiévale, mais le sujet représenté sera, lui, totalement futuriste ….

 

Le mot manuscrit vient du latin :

manus (main) et scribere (écrire),

c'est-à-dire un texte écrit à la main.

Les termes de «miniature» ou

d'«enluminure» sont fréquemment employés pour désigner

la décoration peinte dans les livres.

 

PROJET 5E / Une Enluminure du futur

Celui de «miniature/em>» provient de l'italien «miniatura», lui-même issu du verbe latin "miniare", c'est-à-dire «enduire de minium» - un oxyde de plomb de couleur rouge utilisé pour tracer les initiales et les titres appelés rubriques. Une miniature désigne, au sens large, la représentation d'une scène ou d'un personnage dans un espace indépendant de l'initiale. Le verbe latin «illuminare» (éclairer, illuminer) a donné le mot français «enluminer».

 

Ce terme regroupe aujourd'hui l'ensemble des éléments décoratifs et des représentations imagées exécutés dans un manuscrit pour l'embellir, mais au XIIIe siècle il faisait référence surtout à l'usage de la dorure.

 

PROJET 5E / Une Enluminure du futur

La confection des manuscrits

Jusqu'au XIIe siècle, les manuscrits sont copiés dans les établissements ecclésiastiques, principalement les abbayes, où ils servent à célébrer le culte et à nourrir la prière et la méditation. À partir du XIIIe siècle, un artisanat et un marché laïcs se développent avec l'essor de l'université et des administrations et l'émergence d'un nouveau public amateur de livres.

 

Scribe au travail (prise de notes sur un cahier de parchemin  et consultation d'un ouvrage installé sur une roue à livre) Grandes chroniques de France Troyes, début du xve siècle  Toulouse, Bibl. mun., ms. 512, f. 1

Scribe au travail (prise de notes sur un cahier de parchemin et consultation d'un ouvrage installé sur une roue à livre) Grandes chroniques de France Troyes, début du xve siècle Toulouse, Bibl. mun., ms. 512, f. 1

La confection d'un manuscrit est un travail réalisé en plusieurs étapes. Jusqu'au xive siècle, le texte est écrit sur une peau de bète (veau, mouton ou chèvre) appelée parchemin

 

 

Rufillus,

copiste et enlumineur, se représente au travail

on l'obtient au terme d'une longue série de manipulations. Le parchemin est découpé en feuilles qui sont regroupées en cahiers. Le papier, fabriqué à partir du chiffon, est une invention chinoise transmise par les Arabes.

Il apparaît en Espagne au XIIe siècle, mais son usage demeure rare en France avant le XIVe siècle, lorsque les premiers moulins à papier sont installés à Troyes.

Sur chaque page, des lignes verticales et horizontales sont tracées pour guider l'écriture :

le scribe réalise sa copie lentement avec une plume d'oiseau ou un roseau effilé appelé un calame qu'il taille avec un couteau.

Le texte est écrit à l'encre noire, les rubriques ou titres à l'encre rouge.

 

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